Manipulation génétique des embryons en Royaume-Uni

Pour la première fois en Royaume-Uni, des scientifiques sont autorisés à procéder à des manipulations génétiques des embryons humains. Cette recherche consiste à déterminer les causes des fausses couches chez certaines femmes.

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Une technologie innovante

L’autorisation a eu lieu le lundi 1er février 2016 par l’autorité britannique de la fertilisation humaine et de l’embryologie (HFEA). Les scientifiques ont effectué leurs observations à l’Institut Francis Crick qui se trouvait à Londres. Il ne s’agit pas d’une thérapie directe, mais d’une analyse génétique du développement humain précoce. Les recherches se font à l’aide de la technique Crispr-Cas9 pour mieux déterminer les gènes défaillants dans l’ADN afin de pouvoir les neutraliser.

La procédure de recherche

L’équipe du docteur Kathy Niakan est à la tête de cette modification génétique. Les embryons sujets d’analyse sont ceux des couples qui ont recouru à des fécondations in vitro. Environ 20 à 30 embryons par gène sont étudiés. Les embryons manipulés seront ensuite détruits après deux semaines de recherche. Ils ne seront pas réimplantés sur les femmes. Cette recherche a pour but de tout connaître sur le développement de l’embryon, les causes de l’infertilité, les fausses couches et les maladies génétiques…

Des chercheurs chinois tentent la même étude

Le mois d’avril 2015, des scientifiques chinois ont annoncé avoir manipulé des embryons humains dans le but de guérir une maladie génétique du sang, la béta-thalassémie. Il paraît que la recherche permettait de produire des bébés génétiquement modifiés et d’altérer la lignée humaine tout en modifiant les cellules germinales. Cependant, ce type de manipulation est classée zone rouge par d’autres spécialistes dans la mesure où les modifications pourront très bien être transmises de génération en génération.

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